abril 24, 2024

Coupe du monde de rugby 2023 : qu’est-ce que le ruck ?

Aussi appelé « mêlée spontanée », le ruck est une phase de jeu essentielle du rugby. Pour que l’on puisse parler de ruck, il faut qu’au moins deux adversaires se disputent le ballon qui est au sol, tout en restant sur leurs appuis (ils doivent être sur leurs pieds). Le ruck prend fin quand le ballon est expulsé du regroupement.

Une réglementation entièrement revue en 2005

Un ruck peut donc survenir à tout moment et dans n’importe quel endroit du terrain, ce n’est pas l’arbitre qui le décide. Une fois que le ruck est formé – l’homme au sifflet l’annonce à voix haute – aucun joueur n’est autorisé à gratter le ballon au sol avec ses mains. Si le porteur de balle tombe au sol, il doit obligatoirement la lâcher. En revanche, le « rucking », c’est-à-dire l’action de disputer le ballon avec les pieds, est autorisé. Une autre façon de défendre un ruck est de réaliser une poussée collective : les joueurs qui participent à l’action doivent être liés les uns aux autres, par le bras et les épaules.

Les rucks occasionnent fréquemment des pénalités. Leur réglementation a été entièrement revue en 2005 : l’objectif de cette réforme était d’éviter que les joueurs « plongent » sur le ballon dans les regroupements, ce qui est dangereux. Depuis 2005, ils doivent non seulement rester sur leurs appuis pour disputer le ballon mais ils n’ont pas le droit d’entrer dans le ruck par le côté. Ils doivent s’engager dans le regroupement en passant « par la porte », c’est-à-dire dans l’axe du ruck et forcément de la partie de terrain où joue son équipe.

Une phase de jeu hautement stratégique

Sur le plan stratégique, le ruck constitue le principal rendez-vous du jeu, davantage que la touche ou la mêlée. Il y a presque dix fois plus de rucks que de mêlées en match international, d’où l’intérêt que lui portent les grandes nations. Les Néo-Zélandais et les Irlandais, notamment, sont passés maîtres dans l’art de ces phases de jeu. Ils cherchent à les jouer rapidement pour maintenir une pression offensive constante sur l’adversaire. Enchaîner trois ou quatre rucks successifs oblige l’adversaire à reculer, à se replacer, à venir plaquer. Cela a pour effet de troubler son replacement défensif et créer ainsi des brèches dans lesquelles peuvent s’engouffrer les attaquants.

Infographie : Le Monde, Victoria Denys, Benjamin Martinez