abril 24, 2024

la France domine la Roumanie et se qualifie en demi-finales

Les Bleus sont de retour au plus haut niveau : un an après leur échec en quarts de finale du Mondial 2022, l’équipe de France masculine de volley a atteint le dernier carré de l’Euro 2023 en dominant la Roumanie, lundi 11 septembre, à Varna en Bulgarie. Elle s’est qualifiée pour les demi-finales qui se joueront à Rome, en s’imposant 3 sets à 0 (25-22, 25-14, 27-25).

Les joueurs d’Andrea Giani pourraient y retrouver jeudi en demi-finales les Italiens, champions d’Europe et du monde en titre, qui doivent toutefois encore passer l’obstacle néerlandais mardi.

En attendant cet éventuel choc, dont ils ne seraient pas favoris, le capitaine Benjamin Toniutti et ses coéquipiers peuvent tirer un bilan positif de leur rencontre de lundi soir.

Revanche face aux Roumains qui les avaient battus en poules

Après avoir éteint le public bulgare et les redoutables Tsvetan Sokolov et Martin Atanasov en huitième de finale (3-0), ils ont pris lundi leur revanche sur les Roumains qui les avaient battus en phase de poules (3-1).

Cette défaite n’avait pas eu d’impact sur la suite de leur tournoi, puisqu’ils étaient déjà assurés de participer aux huitièmes de finale, mais, de leur propre aveu, elle les a obligés à se remettre en question.

Et l’électrochoc roumain a fait effet : une statistique permet de le mesurer, celle des fautes aux services (14 lundi soir, contre 24 lors de la première confrontation entre les deux équipes).

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Euro 2023 de volley : le rêve polonais des joueurs de l’équipe de France

C’est justement grâce aux services de Timothée Carle que les Bleus ont fait la différence dans un premier set très accroché. Le réceptionneur-attaquant de Berlin (7 points), révélation de cette saison internationale où il a profité de la longue absence pour cause de blessure d’Earvin Ngapeth, a enchaîné quatre services qui ont permis à la France de passer de 18-20 à 22-20.

Les Roumains, sereins jusque-là dans le sillage de Robert Aciobanitei, ont perdu pied et ont cédé la manche inaugurale sur une attaque de Barthélémy Chinenyeze (9 points).
Les Bleus, survoltés, ont idéalement commencé le deuxième set pour mener 6-0, puis 14-7 et boucler la manche en seulement vingt-trois minutes.

Piqués au vif, les Roumains ont commencé le troisième set par un cinglant 5-0, mais n’ont pas su résister au retour des Bleus, vainqueurs 27-25.

« On avait envie de montrer le vrai visage de cette équipe, pas celui qu’on avait montré en phase de poules contre ces Roumains. Il y avait une petite envie de vengeance, mais surtout une envie de jouer notre jeu », a analysé le pointu Jean Patry, auteur de 14 points.

« Un France-Italie serait un classique »

« On est là où on voulait être avec tous les favoris, en assumant notre statut, ce qui n’est pas toujours facile pour nous », a de son côté noté le passeur Antoine Brizard.

Newsletter

« Paris 2024 »

« Le Monde » décrypte l’actualité et les enjeux des Jeux olympiques et paralympiques de 2024.

S’inscrire

Mais le central Nicolas Le Goff garde la tête froide : « On ne peut pas dire qu’on a accompli notre mission en atteignant les demi-finales. Mission accomplie, ce sera quand on aura une médaille autour du cou, la plus belle si possible. »

A un an des Jeux olympiques de Paris, les Bleus se sont rassurés et ont fait oublier l’impression d’inachevé d’un Euro 2021 (9place) disputé au terme d’une épuisante saison internationale et surtout du Mondial 2022 (5place) où ils avaient subi en quarts de finale la loi des Italiens (3-2).

Les Français espèrent pouvoir prendre leur revanche si l’Italie se qualifie, elle aussi, pour les demi-finales à l’issue du match de mardi. « Un France-Italie, cela serait un classique, c’est le genre de match qu’on aime jouer, il va y voir beaucoup de monde, on a hâte », s’est réjoui Barthélémy Chinenyeze.

L’autre demi-finale opposera la Slovénie, finaliste de trois des quatre précédents Euro (2015, 2019 et 2021), au vainqueur du quart de finale entre la Pologne et la Serbie, également programmé mardi.

Le Monde avec AFP