mayo 20, 2024

le Parquet national financier n’entrevoit pas de « faits gravissimes de corruption ou de trafic d’influence »

Les enquêtes menées par le Parquet national financier (PNF) visant le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) de Paris 2024 n’ont pas fait apparaître, « à ce stade, d’éléments pouvant conduire vers des faits gravissimes de corruption ou de trafic d’influence », a déclaré le procureur national financier, Jean-François Bohnert, mercredi 13 septembre du micro de RTL.

« Les thématiques sur lesquelles nous travaillons sont principalement des infractions formelles, des questions de favoritisme, de prise illégale d’intérêt. C’est la façon dont certains contrats ont été distribués, des arrangements, c’est du fonctionnement de l’entre-soi que l’on est train de démêler », a-t-il expliqué.

Des perquisitions avaient été réalisées, en juin, aux sièges du Cojop et de l’établissement public chargé des infrastructures, la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), ainsi qu’aux domiciles de deux cadres du Cojop dans de deux enquêtes préliminaires menées par le PNF.

La plus récente a été ouverte en 2022 sur de possibles irrégularités et conflits d’intérêts en lien avec des marchés publics à la suite de la publication de rapports provisoires de l’Agence française anticorruption et du signalement d’une élue parisienne à la justice.

Mais c’est une première procédure pénale, lancée en 2017 sur des soupçons de « prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournement de fonds publics », qui a connu une accélération avant l’été.

Pas de gardes à vue durant les Jeux

Celle-ci vise plusieurs marchés passés par le comité de candidature (GIP 2024) et le Cojop, ainsi que les conflits d’intérêts nés des départs de leur ex-société cofondée en 2008, Keneo, vers Paris 2024, d’Etienne Thobois, actuel directeur général du Cojop, et d’Edouard Donnelly, le directeur exécutif des opérations des Jeux.

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M. Bohnert a assuré que ces enquêtes ne mèneraient pas à des gardes à vue durant les Jeux. « Notre objectif est de permettre un déroulement serein (…) d’une fête universelle. Il ne nous appartient pas de déranger cet événement-là. C’est pourquoi nous avons travaillé en amont », a-t-il expliqué, rappelant que c’est pour cela que les perquisitions « sont intervenues plus d’un an avant le démarrage des Jeux ». « C’est bien le signe que nous prenons les choses très sérieusement sur le fond, mais en respectant aussi ce bel événement. »

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Le Monde avec AFP