junio 22, 2024

M. Macron assure qu’« il ne peut pas y avoir le drapeau russe aux Jeux de Paris »

Le président français Emmanuel Macron a estimé qu’il ne pouvait « pas y avoir le drapeau russe aux Jeux » olympiques de Paris, dans une interview au quotidien L’Equipe publiée mercredi 6 septembre en soirée. « Je crois que ça fait consensus, parce que la Russie comme pays n’a pas sa place à un moment où elle a commis des crimes de guerre, où elle déporte des enfants ».

Pour le moment ni la Russie ni la Biélorussie, impliquées dans l’agression de l’Ukraine, ne figurent parmi les 203 nations officiellement invitées par le Comité international olympique (CIO). Ce dernier statuera sur ce dossier « à sa seule discrétion et sans être lié par les résultats des épreuves de qualification olympique ». La date butoir ? « Avant les Jeux », a seulement répondu son président, Thomas Bach, le 18 juillet.

Interrogé sur la présence possible d’athlètes russes à titre individuel aux Jeux à l’été 2024, le chef de l’Etat est resté sur la position qui est la sienne depuis plusieurs mois et a répondu : « Je souhaite que ce soit une décision en conscience du monde olympique (…) ce n’est pas l’Etat hôte qui doit décider de ce que le CIO doit faire (…) je fais totalement confiance à Thomas Bach ». Le chef de l’Etat dit également souhaiter que « les Ukrainiens soient associés à cette réflexion ».

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Après avoir évoqué la possibilité de boycotter Paris 2024, l’Ukraine, par la voix de son ministre des sports, Vadym Guttsait, a autorisé, fin juillet, les athlètes des délégations officielles à concourir dans des compétitions sportives internationales aux côtés des Russes et des Biélorusses, à condition que ces derniers y participent sous un statut neutre.

« La vraie question que le monde olympique devra trancher, c’est quelle place donner à ces athlètes russes qui parfois se sont préparé toute une vie, et peuvent aussi être les victimes de ce régime », poursuit-il. Mais comment différencier les athlètes russes complices et victimes du régime ? « C’est la vraie question et donc c’est là où le monde olympique a, en conscience, son avis à donner et des garanties à préciser », explique le chef de l’Etat : « Et il faut qu’il soit compris par les Ukrainiens (…) Voilà l’exercice d’équilibriste que nous devrons mener. »

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Le Monde avec AFP